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La chorégraphe et interprète montréalaise Lucie Grégoire poursuit sa recherche artistique depuis 30 ans, avec, à sa feuille de route, plus d’une trentaine de créations chorégraphiques; des œuvres pour plusieurs danseurs, des créations in situ et des solos. Son parcours est marqué par de longs séjours à l’étranger, notamment à New York, en France et au Japon, où elle a côtoyé des artistes contemporains majeurs, parmi lesquels Merce Cunningham, Trisha Brown, Kazuo et Yoshito Ohno.

Reconnue pour l’intégrité de sa démarche artistique, la beauté hypnotique de sa danse et la dimension picturale de ses mises en scène, elle trace une voie unique dans le paysage de la danse contemporaine au Canada. Son œuvre sonde l’univers féminin et puise son inspiration à plusieurs sources : l’anthropologie, la mythologie, les cultures anciennes, la littérature, les arts visuels et la musique.

Au fil d’une suite de solos (Absolut, Vers le haut pays, Sente, Les choses dernières et La douceur du ciel), Lucie Grégoire a tissé la trajectoire d’un personnage de femme, en autant d’expériences de dépaysement poétique. Parallèlement, elle a chorégraphié des pièces de groupe in situ dont la majorité s’inscrivent dans des architectures naturelles. Mentionnons Migration 1 et II (1994 et 1995) au Jardin botanique de Montréal, Le jardin de lierre brûlé (1997), au Arts in Open Space de Toronto, Trajectoires (1999) présentée entre autres aux Journées théâtrales de Carthage en Tunisie, Disparitions (2002), en coproduction avec le Festival Danse Canada et Le retour du temps (2007, 2008, 2010), dans le Parc du Mont-Royal, avec 30 danseurs de la relève montréalaise. Elle a également créé deux œuvres de groupe pour la scène traditionnelle: Fragile lumière (2000) et Hatysa ou l’Envers d’une étoile (2003).

En 2004, la création de Eye, en collaboration avec le chorégraphe et danseur japonais Yoshito Ohno, marque un tournant dans sa trajectoire. Deux autres duos s’ajouteront à ce cycle, Flower (2008) et In Between (2011), pour former une fascinante trilogie.

Sa dernière création solo, Ciel et cendres, a été créée en 2014 à l’Agora de la danse à Montréal. Au printemps 2016, elle célèbre le trentième anniversaire de sa compagnie en recréant une pièce emblématique de son répertoire, Les choses dernières à l’Agora de la danse et en présentant, en parallèle, une exposition rétrospective comprenant des photographies, des extraits vidéo, et des costumes.

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In the three decades that Montreal choreographer and performer Lucie Grégoire has pursued her artistic career, she has created over thirty choreographic works: group pieces, solos, and in situ creations. Her career has been shaped by long periods spent abroad, particularly in New York City, in France, and in Japan, where she was able to work with major figures of contemporary dance such as Merce Cunningham, Trisha Brown, and Kazuo and Yoshito Ohno.

Appreciated for the integrity of her artistic approach, the hypnotic beauty of her dance, and the pictorial dimension in the staging of her works, she has traced a unique path in the Canadian contemporary dance landscape. Her work plumbs the feminine world and draws its inspiration from several sources, which include anthropology and mythology, ancient cultures, literature, the visual arts, and music.

After creating a series of solos (Absolut, Vers le haut pays, Sente, Les choses dernières, and La douceur du ciel), Lucie constructed the trajectory of a female character in the throes of experiences of poetic disorientation. In parallel, she choreographed several in situ group works, most of which were presented in natural environments; they included Migration 1 and II (1994 and 1995) at the Montreal Botanical Gardens; Le jardin de lierre brûlé (1997) at Arts in Open Space in Toronto; Trajectoires (1999) presented at Les Journées théâtrales de Carthage in Tunisia and at other venues; Disparitions (2002), co-produced with the Canada Dance Festival; and Le retour du temps (2007, 2008, 2010) on Mount Royal, with 30 young Montreal dancers. She also created two group works for a traditional stage: Fragile lumière (2000) and Hatysa ou l’Envers d’une étoile (2003).

In 2004, the creation of Eye, in collaboration with Japanese choreographer and dancer Yoshito Ohno, was a turning point in Lucie’s path. Two more duets made up this cycle, Flower (2008) and In Between (2011), forming a fascinating trilogy.

Lucie Grégoire’s latest solo creation, Ciel et cendres, was created in 2014 at l’Agora de la danse in Montreal. In spring 2016, she celebrated the thirtieth anniversary of her company by the remounting of an emblematic work of her repertoire, Les choses dernières, at l’Agora de la danse, concurrently with an exhibition comprising a retrospective of photographs, video excerpts, and costumes.

OEUVRES EN SALLE / WORKS PRESENTED IN THEATRES

Ciel et cendres [2014]

In between [2011]

Flower [2009]

Traversée, les solos revisités [2006]

Enrynyes [2005]

Eye [2004]

Hatysa ou l'envers d'une étoile [2003]

Trajectoires [1999]

Fragile lumière [2000]

La douceur du ciel [1997]

Sente [1994]

Les choses dernières [1994, 2016]

Vers le haut pays [1992]

Absolut [1990]

Azur [1988]

Off Shore [1987]

Ocenebra [1987]

Ka-ki [1986]

Panic time [1985]

5 stop 5 [1983]

Homoviator [1983]

Jac, Jack [1982]

Circuit [1982]

Solo [1981]

Alverne [1981]

OEUVRES IN SITU

Les inciDanses urbaines [2014]

La route des envolées [2014]

À ciel ouvert [2011]

Le retour du temps [2007-2008-2010]

Disparitions [2002]

Le jardin de lierre brûlé [1997]

Migration [1995]

Ciel d'horizon [1991]

Passage [1990]

Boardwalk Dance [1981]